Depuis 1990 et à travers la réalisation de quinze créations, Anne-Marie Pascoli questionne le langage du corps, son écriture, et à travers celle-ci, affine un propos artistique en constante évolution. Au sein d'une réelle démarche de compagnie, réunissant dans la durée danseurs, vidéaste, musiciens, elle propose une recherche chorégraphique en relation et en confrontation permanente avec d'autres champs artistiques : littérature, arts plastiques, architecture… De ces expériences naissent questionnements et démarches de travail qui interrogent le corps dans la multiplicité de ses rapports au monde.
« Le Roi se meurt et la Basse court » évoque les images du pouvoir, des pouvoirs. Grâce à une infaillible précision du mouvement, les danseurs dégagent une grande énergie qui sert de manière évidente la cohérence et la pertinence du propos chorégraphique. La beauté des lumières, l’utilisation originale et poétique de la vidéo, le choix des musiques (de Mozart à Noir Désir) contribuent à faire de ce spectacle une œuvre totale et féerique destinée à un large public.