Au-delà de ce que nous connaissons du célèbre Don Quichotte, nous ignorons souvent que l’œuvre dont il est issu se compose de deux parties très distinctes. La première, la plus connue, présente un vieil hidalgo à l’état civil incertain et à l’imagination déréglée qui s’apprête à basculer tout entier dans le monde fantastique des romans de chevalerie.
Convaincu de son authenticité, Don Quichotte trouve dans la seconde partie de ses aventures, une dernière chance de mettre le monde à la hauteur de ses rêves. Son allure est tout aussi triste et tout aussi pitoyable, mais ce qu’il a dans sa tête le rend superbe. Hors de son livre, il reste l’homme qui ne renonce pas à cette force puérile que chacun porte en soi.
Loin de l’enfermer, il choisit de promener sa propre folie pour lui faire prendre l’air. Il la brandit comme une folie de l’espérance. Dans un univers où pullulent les ricaneurs, prompts à se repaître de l’humiliation ou de la faiblesse d’autrui, il se distingue. Il passe outre. Et, tout en maintenant le projet d’un homme libre, il suit la seule logique qu’il reconnaisse, celle de la déraison. Et c’est justement pour cette déraison que nous l’aimons.
C’est à partir de cette folie généreuse, de cette folie nomade qui fait de l’homme un artiste, et de l’artiste un enchanteur, qu’est né le désir de mettre en scène celui qui apparaît comme le premier héros de papier des temps modernes.
CO-PRODUCTION : Centre Culturel Aragon / Oyonnax, Maison des Arts / Thonon-les-Bains, Dôme Théâtre / Albertville, ABC / Dijon , Espace Chambon / Cusset et l’Esplanade du Lac / Divonne-les-Bains
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