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mercredi 10 mars 2010
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Du nouveau à l’établissement thermal

Une décision du Conseil municipal du 9 juillet, par le biais d’un bail emphytéotique de 65 ans, a confié l’exploitation du Centre thermal Paul Vidart, à la Compagnie Européenne des Bains (CEB), qui est l’actuel exploitant des installations depuis 2000.

Retour sur les faits

Construit en 1987, le centre thermal a rapidement présenté à la municipalité de Divonne-les-Bains toute une série d’insuffisances. Mal adapté aux besoins spécifiques et rapidement dégradé, le bâtiment a réclamé d’incessants et coûteux travaux d’adaptation, d’entretien et de réparation ; la commune tentant d’y répondre en permanence.

Les élus se sont interrogés : faut-il continuer à investir des sommes considérables dans l’établissement thermal ou tenter de rechercher un partenaire privé qui prendra en charges les investissements nécessaires, soulageant ainsi les contribuables divonnais.

Sachant que l’établissement, implanté sur une parcelle de 10 100 m², produit 100 000 € de loyer annuel, les alternatives suivantes étaient posées aux élus :

- entreprendre de coûteux travaux,          

- vendre l’établissement,

- consentir un bail emphytéotique.

Tenant compte de l’attachement de la population et des élus à cette activité, caractéristique de l’identité de la ville, les élus ont opté pour une solution qui permette à la commune de rester propriétaire de l’immeuble, tout en transmettant la charge des travaux à une société privée à laquelle est consenti un bail emphytéotique administratif d’une durée de soixante-cinq ans.

Suite à un appel d’offres national, la Compagnie Européenne des Bains, seule candidate, assurera la maîtrise et l’organisation du service. La commune, quant à elle, ne se désintéressera absolument pas du thermalisme divonnais puisqu’elle continuera d’être un acteur privilégié du par l’intermédiaire du Conseil de Développement du Thermalisme qu’elle vient de créer avec l’exploitant des thermes, les médecins, les hôteliers et l’Office de Tourisme. Il aura pour mission de mener des actions de relance et de promotion du thermalisme.

Des obligations

Le bail emphytéotique comporte aussi un certain nombre d’obligations. C’est le gérant qui réalisera les aménagements et les travaux ; il s’y est engagé , selon un planning précis : rénovation du système de traitement de l’air des piscines, de la toiture de la piscine et du bâtiment, relookage et séparation des vestiaires en séparant la partie « cure » de la partie « remise en forme », enfin, modernisation du hall d’accueil, de l’espace esthétique, de la zone repos, de la salle de yoga, et de toutes les façades. Il s’agit également d’améliorer l’aspect esthétique de l’ensemble. Coût de ces travaux : 1,7 million d’euros.

L’éventuelle réalisation de nouveaux aménagements, en fonction de l’évolution de l’orientation psy (avec la construction d’une piscine thermale pour curistes) est chiffrée à 500 000 €. Le bail prévoit un prévisionnel de réalisation en trois tranches, jusqu’en 2010.

L’exploitant, la Compagnie Européenne des Bains, devra aussi pérenniser et développer l’activité thermale à Divonne. Cette obligation étant une condition première du bail, en cas de non-respect, la société encourt une résiliation du bail.

Enfin, chaque année, le bailleur est redevable d’un loyer et d’une redevance pour la fourniture de l’eau et l’entretien du forage de la source « Harmonie ».


Les Thermes extérieur



Les Thermes intérieur




« Pour la ville c’est une chance… »

Le maire explique les raisons qui ont présidé au choix de la formule d’un bail emphytéotique pour la future gestion de l’établissement thermal de la ville.

Je vis à Divonne : Pourquoi avoir choisi une telle formule ?

Le Maire : Il existait plusieurs solutions. Soit la ville restait propriétaire avec une délégation de service public et continuait à investir continuellement. Je rappelle que le bâtiment date d’une vingtaine d’années et requiert des travaux constants. Jusqu’alors, les investissements profitaient à une société privée et pas à l’intérêt général. Nous pouvions aussi vendre, mais on touche à un aspect émotionnel : les Divonnais sont attachés à cet établissement. Nous avons alors opté pour le bail emphytéotique d’une durée de soixante-cinq ans.

Je vis à Divonne : Certains disent que c’est un cadeau fait à la CEB…

Le Maire : En France, beaucoup d’établissements thermaux sont gérés par des Sociétés privées. Mais on peut toujours dire que lorsque le secteur public traite avec le privé, il y a un parfum de cadeau. Sachez que le montant du loyer a été défini par les Domaines. La commune va percevoir un loyer – qui existait déjà –, une taxe professionnelle sur le foncier bâti et une redevance sur l’eau utilisée. Soit au total environ 90 000 €, qui pourront être affectés à la promotion du thermalisme. Aujourd’hui, le montant du loyer acquitté par la CEB ne couvrait pas les investissements de la ville. Désormais c’est la société qui va investir dans les travaux, par le biais d’un bail très précis avec des clauses relativement pesantes.

Je vis à Divonne : La commune ne pouvait-elle plus investir ?

Le Maire : La charge n’est pas insupportable, mais les investissements à venir seront lourds. L’argent investi là, vous ne l’investissez pas ailleurs. Et Divonne a encore des investissements à faire. La CEB et son Pdg Bernard Riac ont un plan de relance du thermalisme ; nous verrons rapidement les améliorations. Mon objectif a toujours été de favoriser l’implantation d’un nouveau groupe thermal, possédant plusieurs établissements, pour répartir les risques. Il y a place, à Divonne, pour un groupe thermal, pratiquant aussi la remise en forme.


 

 

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